COMMENT REAGIR FACE A UN AGRESSEUR

Le problème de l’agressivité du patient (violences physiques ou verbales) peut arriver dès la salle dattente

Il y a plusieurs causes :

-  Troubles psychopathologiques (alcoolisme, toxicomanie …).

-  Sociétale (préceptes religieux ou culturels, irrespect, précarisation, peur…)

-  Contexte des soins (impatience, plainte du délai de rendez-vous, attente trop longue, refus d’arrêt de travail ou de certificat, désaccord sur un traitement…).

 

CONSEILS & ATTITUDE POUR  LA MAITRISE DE LA SITUATION

Ne jamais minimiser le problème, mais dire « qu'on va s'occuper de lui au plus vite. »

Si le patient devient agressif il faut éviter de s'énerver, soyez « zen » physiquement et psychiquement dans cette situation de stress.

Votre comportement peut conditionner celui du patient irascible.

 

LE VERBAL

On ne doit pas hausser le ton avec un patient, sinon on va déclencher une agressivité encore plus grande chez lui, baissez le ton et son ton baissera. Parlez calmement en respectant le vouvoiement. Quand on se fait insulter, cela ne sert à rien d'envenimer la situation en tutoyant l'agresseur.

Tentez de le rassurer. Gardez votre calme et votre sang-froid.

L’énervement ou une attitude distante, voire indifférente, peuvent attiser l’agressivité du malade.

En restant en toutes circonstances calme et courtois, cela  permet, sinon d’empêcher l’agression, du moins d’en limiter les dommages. Ne menacez pas votre interlocuteur de poursuites  judiciaires, cela aggraverait les choses.

Quand vous avez en face de vous un patient dangereux il faut le mettre en confiance, maintenir le dialogue, lui faire comprendre qu'il est en train de faire une bêtise et le ramener au calme. Il faut lui montrer qu'on lui accorde de l'importance avant que cela ne tourne au clash.

Faîtes baisser la tension en essayant de dialoguer avec lui. 

 

LE NON VERBAL

Evitez tout regard ou toute attitude qui pourrait être perçu comme provoquant.

Ne faites pas de gestes brusques ou qui pourraient être mal interprétés

Une réaction de force est déconseillée : votre intégrité physique est plus importante que vos biens.

 

LIEU ?

Ne cherchez pas à vous enfermer ou à vous isoler avec votre agresseur dans une pièce, pour parlementer.

Au contraire, tentez de le persuader de se rendre dans un endroit moins confiné.

 

RESISTER ?

N’opposez de résistance que pour vous protéger personnellement des violences physiques…

Si on ne se sent pas sûr de soi, le mieux est de ne pas opposer de résistance et de se protéger avec une chaise, par exemple, et d'appeler au plus vite, une fois à l'abri, le 17 ou d'utiliser l'application Cormédal.

Ne soyez pas un obstacle pour le délinquant qui vous menace et ne vous opposez pas à sa fuite, votre objectif sera de préserver  votre intégrité physique, celle de vos patients et de vos collaborateurs.

Convenez, avec votre personnel des procédures et comportements à adopter en cas d’agression. Donnez ou faites donner rapidement l’alerte.

Considérez toute arme comme réelle, chargée et prête à fonctionner.

 

IDENTIFICATION DE L'AGRESSEUR 

Observez l’agresseur afin de noter un maximum de renseignements nécessaires, ensuite, à sa recherche et à son identification.

Préservez toutes les empreintes (traces et indices) que l’agresseur a pu laisser en ne touchant à rien, et signalez les aux policiers ou gendarmes intervenants.

En cas de cambriolage, faites l’inventaire de ce qui a été dérobé, conservez les lieux en l’état pour permettre au service enquêteur de relever tout indice utile.

 


une création de l'URPS ML OCCITANIE

En savoir +

© URPS Médecins Libéraux Occitanie 2017
CORMEDAL - Corpus Medical d'Alerte
Ressources et applications mobiles pour la sécurité des médecins libéraux.
http://www.urps-occitanie.org/

app_store_mini.png
google_mini.png